Quarter Horse : les tests génétiques HYPP et PSSM à demander avant l'achat

par Nicolas Letullier Nicolas Letullier · Animal Place · 25 mai 2026 · mis à jour le 6 juin 2026

Quarter Horse : les tests génétiques HYPP et PSSM à demander avant l'achat

Avant d'acheter un Quarter Horse, deux maladies génétiques bien documentées, l'HYPP et la PSSM, se dépistent par un simple test. Voici ce qu'il faut demander, et pourquoi.

Pourquoi lire cet article ?

  • ✓ Ce que révèlent deux tests génétiques bien documentés chez le Quarter Horse, l'HYPP et la PSSM
  • ✓ Pourquoi l'HYPP remonte à un seul étalon fondateur, et ce que ça change pour un acheteur
  • ✓ Pourquoi la PSSM ne se limite pas au Quarter Horse, et ce qu'elle provoque au quotidien
  • ✓ Ce qu'il faut demander avant l'achat, et à qui faire lire le résultat du test

HYPP : une mutation qui remonte à un seul étalon fondateur

La paralysie périodique hyperkaliémique, ou HYPP, est une maladie génétique bien documentée chez le Quarter Horse et les races apparentées (American Paint Horse, Appaloosa). Elle est due à une mutation du gène SCN4A, un gène qui contrôle un canal sodique dans la fibre musculaire. Cette mutation est autosomique dominante : un seul exemplaire du gène muté suffit pour que la maladie puisse s'exprimer, qu'il vienne du père ou de la mère.

Autrement dit : contrairement à d'autres maladies génétiques qui exigent que les deux parents transmettent le gène, un poulain né d'un seul parent porteur peut développer l'HYPP.

Point notable pour un acheteur : tous les chevaux atteints d'HYPP descendent d'un même étalon fondateur. La mutation n'est pas apparue de façon indépendante dans plusieurs lignées ; elle s'est diffusée par la reproduction à partir d'un seul ancêtre, très utilisé en élevage pour ses qualités de conformation musculaire. Concrètement, un pedigree qui remonte à cette lignée est un motif suffisant pour demander le test, même en l'absence de tout symptôme visible.

Les épisodes d'HYPP se manifestent par des tremblements musculaires, un relâchement de la troisième paupière, une faiblesse pouvant aller jusqu'à l'incapacité de se tenir debout, et dans les formes les plus sévères, une atteinte des muscles respiratoires. Un cheval qui semble en pleine forme entre les crises peut être porteur : c'est tout l'intérêt du test génétique, qui ne dépend d'aucun symptôme du moment.

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