Syndrome de Cushing chez le cheval : les signes du PPID à reconnaître
par
Nicolas Letullier
·
Animal Place
·
7 juillet 2026
·
mis à jour le 5 septembre 2026
Un poil qui ne tombe plus au printemps, des fourbures qui reviennent : ce sont deux signes évocateurs du syndrome de Cushing (PPID) chez le cheval âgé. Voici comment les repérer.
Pourquoi lire cet article ?
- ✓ Comprendre ce qu'est le PPID et pourquoi on l'appelle aussi « Cushing »
- ✓ Repérer les signes à surveiller sur le pelage, les fourbures et le comportement de votre cheval
- ✓ Ne plus confondre le PPID avec le syndrome métabolique équin
- ✓ Savoir ce qui revient au vétérinaire, et ce qu'un suivi régulier permet de détecter plus tôt
PPID : une maladie hormonale liée à l'âge
Le syndrome de Cushing équin porte un nom plus précis : le PPID, pour dysfonctionnement de la pars intermedia pituitaire. Autrement dit : un dérèglement d'une petite partie de l'hypophyse, une glande logée à la base du cerveau, qui se met à produire trop d'hormones.
Ce dérèglement touche surtout les chevaux et poneys qui avancent en âge. Il s'installe progressivement, et les premiers signes sont souvent discrets : un cheval qui semble simplement « vieillir », avant que les signes plus caractéristiques n'apparaissent.
Pourquoi le nom « Cushing » prête à confusion
Le terme vient d'une maladie humaine décrite par un chirurgien du même nom, qui touche une autre glande. Chez le cheval, le mécanisme est différent : c'est pourquoi les vétérinaires équins préfèrent parler de PPID. Les deux termes désignent la même affection dans le langage courant.
Pelage, fourbures : les signes qui doivent alerter
Un poil qui ne fait plus sa mue
Le signe le plus reconnaissable est un pelage d'hiver qui s'épaissit, se boucle, et ne se raccourcit plus normalement au printemps. Certains chevaux gardent un poil long toute l'année, même en plein été. Ce type de pelage anormal, appelé hirsutisme, ne s'explique pas par le climat ni par la tonte.
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